Entre les collines du Garlaban et le bord du golfe d’Amour, les vignes s’étalent comme une toile de fond naturelle à La Ciotat. Les oliviers bordent les rangées de vignes, et l’air sent la garrigue quand le vent tourne vers l’est. Le domaine n’est pas un château, mais une maison basse en pierre, ouverte aux quatre vents. Le soleil tape sur les terrasses où l’on s’installe pour goûter. On entend les cigales plus que les voitures, même si le port n’est qu’à quelques minutes.
Ce n’est pas une dégustation réservée aux experts. Les groupes vont de quatre à dix personnes, souvent des amis qui veulent passer un après-midi différent. Les tarifs tournent autour de 25 euros par personne pour une session de deux heures. Ceux qui viennent avec des enfants de plus de 12 ans peuvent participer, à condition de rester attentifs. On sert des vins tranquilles, sans prétention, ceux qu’on boit avec une assiette de fromage ou des olives.
Les verres tournent dans la lumière, et chaque gorgée raconte un terroir. On retient les notes minérales des blancs, la rondeur des rosés qui se marient avec l’air marin. Les rouges ont du corps, mais jamais de côté âpre. La vue sur la mer en arrière-plan change la donne : on ne déguste pas les mêmes vins ici qu’ailleurs. Le serveur parle sans jargon, et ça fait du bien. À la fin, il reste un goût, celui du soleil couchant sur les vignes, et l’envie de revenir… mais sans y penser tout de suite.