Sous les toits du 2e arrondissement, une ancienne imprimerie a été transformée en dédale de métal et de néons bleutés. Les murs en tôle ondulée reflètent des éclats de lumière qui semblent bouger tout seuls. À chaque tournant, des symboles gravés ou des écrans holographiques murmurent des équations à déchiffrer. L’air sent le cuivre et l’ozone, comme si le labo n’avait jamais vraiment fermé. Rien à voir avec les salles aseptisées des escape games classiques.
C’est un terrain de jeu pour les curieux de 12 à 82 ans, en équipe de 2 à 6. Comptez 60 minutes pour résoudre l’énigme principale, et 25€ par personne. Les scénarios changent tous les trimestres, alors on peut y revenir sans s’ennuyer. Les ados en groupe se pressent devant les portes, les parents avec leurs enfants de 12 ans et plus cherchent un défi sans être trop technique.
On sort avec des idées qui tournent encore dans la tête, comme si on avait feuilleté un manuel de physique oubliée. Le jeu force à collaborer sous pression, et c’est là que ça devient intéressant : on se surprend soi-même à observer les détails qu’on aurait ignorés ailleurs. Le plus drôle, c’est quand un membre de l’équipe explique une solution et que les autres réalisent qu’ils l’avaient sous les yeux sans voir.