On devine l’aérodrome aux hangars alignés près de Dogneville, où le vent porte parfois le bruit des moteurs. L’endroit a cette odeur de carburant et d’herbe coupée, un mélange qui sent l’aventure sans le dire trop fort. Les ULM sont alignés sur le tarmac, petits et légers, comme prêts à s’envoler dès qu’on leur donne l’autorisation.
C’est fait pour ceux qui veulent voir les Vosges depuis les airs sans passer par des mois d’apprentissage. On peut y aller en touriste pour une heure de vol, ou en cadeau pour un proche qui a toujours eu envie de toucher les nuages. Le briefing est rapide, la durée du vol dépend du choix, et les groupes restent limités pour que chacun profite du paysage. Pas besoin d’être sportif, juste assez à l’aise pour monter dans une machine qui n’a pas de cockpit fermé.
Le décollage secoue un peu, puis on s’élève en douceur. Les montagnes se dessinent sous les ailes, les forêts s’étalent comme une couverture verte. Le pilote explique ce qu’on voit, mais le silence du moteur laisse de la place pour le reste : l’impression de flotter, la sensation de l’espace qui s’ouvre sous soi. Quand on redescend, le paysage a changé de taille, comme si on avait oublié qu’il était si grand.