Entre Lyon et Villefranche-sur-Saône, à Saint-Georges-de-Reneins, le Speed Karting s’installe dans un hangar spacieux, éclairé par de grandes baies vitrées. Les karts électriques, alignés comme sur un circuit miniature, crissent déjà en fond sonore. L’odeur de caoutchouc et le bruit des moteurs en activité donnent le ton : ici, on vient pour tourner, pas pour regarder.
Le public est varié. Les ados viennent fêter un anniversaire ou défier leurs amis sur le chrono. Les groupes de collègues s’affrontent pour une session team building de 20 minutes, avec des tarifs dégressifs dès le deuxième pilote. Les adultes recherchent un défouloir après le travail, avec des créneaux en soirée. L’âge minimum est fixé à 8 ans, et les karts atteignent 80 km/h — assez pour frissonner sans prendre de risques.
La piste de 300 mètres serpente entre des virages serrés et une ligne droite rapide. On oublie vite la fatigue du quotidien quand il faut négocier le dernier virage avant la ligne d’arrivée. Le casque vissé, on se surprend à serrer les dents, à calculer sa trajectoire. Et quand le chrono s’affiche, c’est toujours trop court.