Dans Ruoms, la boutique Néovinum respire l’authenticité. Les murs de pierre apparente et les étagères en bois brut mettent en valeur des flacons aux étiquettes colorées. L’air sent le bois, le vin vieux et l’huile d’olive. Les clients flânent entre les tables de dégustation où trônent des verres à pied usés. Parfois, un vigneron passe discuter, un carnet à la main, prêt à partager ses vins comme on raconte une histoire.
Néovinum s’adresse aux amateurs comme aux néophytes. Les ateliers durent deux heures, avec un tarif autour de 25 euros. Les groupes de six à dix personnes permettent d’échanger sans se marcher dessus. On peut y venir en couple, entre amis ou en famille — les enfants ne sont pas acceptés. Certains soirs, la boutique organise des thèmes (Syrah, Viognier) pour approfondir un cépage précis.
Les arômes restent en mémoire longtemps après. Le rouge de Crozes-Hermitage, aux notes de mûre et de poivre, domine souvent les discussions. On se surprend à fermer les yeux en goûtant, captivé par l’équilibre entre fruit et tanins. La fin de la séance laisse toujours un léger vertige — celui d’avoir touché du doigt l’âme des Côtes du Rhône, sans artifice.