Au bout de la presqu’île de Fouras, la distillerie se cache derrière une façade sobre. L’espace mêle pierre apparente et lumière tamisée, avec des alambics en cuivre alignés comme des instruments de musique. L’air sent la vanille et le bois chaud, une odeur qui colle aux vêtements longtemps après. On devine que chaque pièce a été pensée pour que l’on se sente chez quelqu’un qui aime son métier.
Ce n’est pas un cours magistral : les ateliers s’adressent aux curieux, aux groupes entre quatre et huit personnes. Pour deux heures et demie, on apprend à distinguer les arômes, à goûter sans se presser. La session coûte vingt-cinq euros par personne. On vient seul, entre amis ou en famille — les enfants de douze ans sont acceptés si accompagnés.
Là-bas, on ne parle pas que de distillation. On écoute les histoires des producteurs, on touche les matières premières. Le verre à la main, on réalise pourquoi un cognac ou une liqueur a ce goût précis. La dégustation reste dans la mémoire bien au-delà du dernier verre.