Boissy-l'Aillerie a quelque chose d’unique : un coin d’aérodrome où les hangars et les pistes se mélangent aux nuages bas. Ici, pas de tourisme de masse, juste l’odeur du kérosène et le bruit sourd des moteurs au loin. On est loin du centre-ville, perdu dans une zone où l’aviation d’affaires croise les petits appareils du coin. Les hangars en tôle et les lignes blanches sur les sols d’asphalte donnent l’impression d’un terrain un peu secret, réservé à ceux qui aiment l’envol.
Ce simulateur s’adresse à tous, mais il faut quand même avoir au moins 12 ans pour grimper dans le cockpit. Les groupes se limitent à 8 personnes maximum, ce qui permet de bien profiter de l’expérience sans se sentir pressé. Les sessions durent environ une heure et coûtent une soixantaine d’euros. L’activité convient aussi bien aux passionnés d’aviation qu’aux curieux qui veulent simplement tenter l’aventure.
Les commandes répondent avec une précision qui surprend, comme si on avait vraiment les mains sur les commandes d’un vrai avion. La pression des accélérations, le virage serré au-dessus des Alpes virtuelles, ou l’atterrissage en pleine tempête laissent une trace différente du souvenir habituel. On ne quitte pas les lieux en se disant qu’on a aimé : on en parle encore le lendemain.