La distillerie du Maquis se niche dans une ruelle étroite de Bonifacio, entre les murs anciens et les terrasses ensoleillées. Son intérieur sent le thym, le miel et l’écorce d’orange. Les alambics en cuivre brillent sous la lumière qui filtre par les fenêtres à petits carreaux. On s’assoit sur des tabourets de bois usé, face à des étagères garnies de bouteilles aux étiquettes artisanales.
Ce n’est pas une activité pour les pressés. Le temps s’y suspend, même quand le groupe compte trois ou quatre personnes. Les ateliers durent entre deux et trois heures, et les enfants de moins de douze ans ne sont pas admis. Le tarif tourne autour de 40 euros par personne, boisson incluse. On goûte sans hâte, en écoutant les explications sur les herbes du maquis ou les méthodes de distillation.
L’émotion vient d’abord des odeurs qui s’accumulent, puis des saveurs qui se révèlent. La gentiane a un goût de terre et de miel, l’alcool de myrte brûle légèrement sans agresser. La lumière dorée de Bonifacio, filtrée par les vitres, ajoute une touche finale à la dégustation.