Sur l’aérodrome d’Ancien, à quelques minutes de La Ferté-Gaucher, l’espace s’étire entre hangars et pistes. Le vent souffle entre les herbes hautes, et les voitures de rallye brillent sous le soleil ou la pluie, selon le jour. Ce n’est pas un circuit comme les autres : l’arrêt des avions laisse place à l’odeur de caoutchouc et au bruit des moteurs qui montent dans les tours.
Les stages s’adressent aux passionnés comme aux curieux, souvent en groupe de quatre ou cinq. Certains viennent pour un après-midi, d’autres pour une journée complète. Les débutants sont les bienvenus, encadrés par des moniteurs qui savent adapter leur discours. Le tarif reste accessible, surtout quand on compare à ce qu’offrent les grands circuits.
On se surprend à chercher la limite entre prudence et audace, entre le freinage qui serre trop et le volant qui part en tête-à-queue. Les mains serrent le pommeau, le corps penche dans les virages, et les secondes s’étirent quand la voiture glisse. Puis vient le moment où on lâche un peu prise, juste assez pour sentir la route et la machine ne faire plus qu’un.