Sur une petite place tranquille du centre-ville de Dunkerque, un vieux bâtiment aux murs clairs et aux larges fenêtres laisse passer une lumière douce. L’intérieur sent le café et les poils propres. Les chats, d’allures différentes, se tiennent sur des étagères basses ou au creux des fauteuils. On s’assoit sans façon, un verre à la main, en les observant ou en les caressant quand ils s’approchent.
Les après-midis sont souvent remplis de groupes d’étudiants ou de retraités. Les familles viennent le week-end, les enfants sous surveillance. On reste une heure ou deux, le temps d’un thé ou d’un jus. Le tarif est annoncé à l’entrée, sans surprise. Les places sont libres, il suffit de s’installer.
On remarque vite que les chats choisissent leurs visiteurs. Certains aiment qu’on les gratte sous le menton, d’autres préfèrent rester à distance en observant la salle. Les discussions naissent entre inconnus, sur les animaux ou sur autre chose. L’odeur du café et le bruit des pattes sur le bois créent une ambiance qui reste en mémoire.